Il était 23h heure locale samedi 12 octobre (15h00 GMT) et l'activité battait son plein dans le quartier de Kuta, près de Denpasar, la capitale provinciale, quand une violente explosion a ravagé un bar-restaurant et une boîte de nuit, le Sari Club. Elle a été suivie par un gigantesque incendie qui a fait rage pendant plusieurs heures, détruisant les deux établissements, des immeubles voisins et des commerces. Les survivants ont décrit des scènes d'horreur: corps carbonisés, déchiquetés dans la rue, touristes tentant d'échapper à l'enfer de feu et de fumée dans le night-club. «J'ai vu des corps calcinés, déchiquetés», raconte un photographe français, Cyril Terrien. «Tout le monde criait. Le courant a été coupé dans tout le quartier, se souvient Karim Ansel, un touriste venu de Paris qui se trouvait dans un restaurant voisin. J'ai vu une personne allongée, en sang. Une femme courait, ses vêtements avaient brûlé sur elle». Peu après, une autre bombe a explosé près d'un bâtiment consulaire américain de Bali, sans faire de victimes.
L'attentat, qui, selon un bilan provisoire, a fait plus de 190 morts et plus de 300 blessés, dont 90 sont dans un état critique, visait, dans ce haut lieu du tourisme, un quartier fréquenté par les étrangers. La majorité des victimes de ce carnage sans précédent, le pire de l'histoire de l'Indonésie, seraient de jeunes touristes australiens. Le gouvernement australien a placé ses hôpitaux en état d'alerte et dépêché sur place une aide médicale.
«... Les explosions ont laissé des cratères de près de 2 mètres de diamètre, et leur bruit s'est fait entendre jusqu'à 12 kilomètres de là.>>
l'attentat sera revendiqué plus tard par al qaida